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Études environnementales menées par CEB

La connaissance du terrain, première étape de notre démarche

La connaissance de l’environnement constitue une étape essentielle de toute démarche d’exploration géologique. Avant toute intervention sur le terrain, CEB cherche à comprendre les milieux naturels afin d’adapter ses travaux aux sensibilités écologiques identifiées. Cette approche permet d’intégrer les enjeux environnementaux dès les premières phases du projet.

Paysage rivière l'Azergue

Gestion responsable de l'environnement

Pour une gestion responsable de l’environnement, nous nous sommes engagés à concevoir nos travaux pour minimiser les perturbations et à évaluer et suivre les interactions entre nos travaux et leur environnement pendant et après chaque phase.

Pendant la phase de recherche, les points les plus importants concernent l’évaluation et le suivi de la biodiversité, de façon à prendre en compte les enjeux environnementaux dans la conception des travaux notamment pour la préparation d’une gestion responsable de l’eau pour les sondages de reconnaissance géologique à venir.

Évaluation et suivi de la biodiversité

Dès le tout début du projet, CEB a souhaité acquérir une connaissance scientifique fine du territoire afin de caractériser les sensibilités écologiques en amont de toute prospection géologique.  Ces études sont réalisées par la coopérative ENCEM, bureau d’études indépendant spécialisé en écologie et en environnement et basé à Lyon, reconnu pour son expertise dans les projets d’aménagement et de recherche.

But des études écologiques

Le but de ces études est d’établir un diagnostic écologique sur le permis d’exploration de façon à identifier et caractériser les enjeux environnementaux pour la flore, la faune ou les habitats. Ce diagnostic est pris en compte pour les recherches géologiques et les zones à enjeux écologiques importants sont évitées.

Méthodes utilisées pour ces études

Les études commencent par une recherche bibliographique accompagnée d’une analyse des données existantes. On inventorie alors tous les espaces sensibles tels que les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faune et Flore (ZNIEFF) et les zones protégées.

Ces données bibliographiques sont intégrées dans un Système d’Information Géographique (SIG) qui permet de localiser les milieux naturels remarquables, d’identifier les axes de continuité écologique et se définir des zones de sensibilité potentielle nécessitant une visite sur le terrain. Des campagnes de terrain permettent alors de confirmer et d’ajuster les informations issues de l’étude bibliographique.

C’est ce que ENCEM a réalisé dans le cadre d’un pré-diagnostic écologique sur l’ensemble du PER Brévenne, soit une superficie d’environ 94 km², couvrant totalement ou partiellement les communes de Bagnols, Bessenay, Bibost, Brullioles, Brussieu, Bully, Châtillon, Chessy, L’Arbresle, Le Breuil, Saint-Germain-Nuelles, Saint-Julien-sur-Bibost et Savigny, situées dans le département du Rhône (69).

A la lumière de ces travaux, un diagnostic écologique complet des terrains sur une surface de 520 hectares autour de l’ancienne mine de Chessy, secteur où auront lieu les premières recherches de terrain de CEB, a pu être réalisé par ENCEM.  L’objectif de cette étude détaillée est d’évaluer la sensibilité écologique des terrains et de leurs abords immédiats. Cette étude constitue l’état initial de référence avant le démarrage des investigations géologiques.

Quatre écologues d’ENCEM ont effectué des observations sur le terrain à toutes les saisons et à la période optimale d’observation de chaque espèce recherchée. Les enjeux écologiques sont évalués à partir des données bibliographiques et des observations de terrain.

Ce diagnostic écologique permet de sélectionner des zones moins sensibles pour la faune, la flore ou leur habitat pour les travaux d’exploration de terrain. Les zones présélectionnées font alors l’objet d’un nouveau suivi particulier permettant de localiser au mieux les travaux de terrain dans le secteur, pour éviter les zones humides par exemple.

Utilisation de ces études

Ce diagnostic permet d’identifier les zones sensibles par leur faune, leur flore ou leur habitat et d’orienter les recherches géologiques vers d’autres zones moins sensibles. Ces études seront annexées à nos demandes de permis de travaux déposées auprès de l’administration.

Gestion responsable de l’eau

Avant toute intervention, il est indispensable de connaître précisément la qualité initiale des eaux de surface et des eaux souterraines afin de disposer d’un état de référence scientifique.

L’ancienne activité minière entre 1748 et 1877 a laissé des ouvrages et des écoulements qui font aujourd’hui l’objet d’un suivi environnemental permanent par les autorités compétentes.

Depuis les travaux de reconnaissance minière du BRGM dans les années 80, le traitement des eaux d’exhaure issues des mines a été amélioré et consiste en une usine de traitement pour les eaux venant des travaux miniers souterrains et des bassins de décantation pour canaliser les eaux de surface. Les métaux contenus et l’acidité de l’eau sont ramenés par ce système aux niveaux requis par arrêté préfectoral (renvoi). Un suivi régulier par des mesures des eaux de surface y compris en amont et en aval de l’Azergues et des eaux souterraines est effectué régulièrement selon les prescriptions préfectorales.

CEB a mandaté ENCEM obtenir un état initial de la qualité des eaux de surface et souterraines avant de débuter des travaux de terrain tels que des sondages de reconnaissance géologique. Une équipe de 5 géologues, hydrogéologues et hydrogéochimistes effectuent ce travail.

L’étude consiste en un inventaire du réseau hydrographique, des points d’eau de surface et des piézomètres existants (forages permettant de mesurer le débit et les paramètres de la nappe d’eau souterraine et de faire des prélèvements pour l’analyser) qui permet de sélectionner des points de référence où effectuer deux campagnes de mesures pour identifier l’état initial puis effectuer un suivi. Les mesures incluent de nombreux paramètres physico-chimiques (température, pH, conductivité, oxygène dissous, etc) et des analyses de la quantité de métaux dissous dans les eaux.

L’étude hydrogéologique permet d’obtenir un premier bilan du fonctionnement de l’hydrosystème, un état initial de la qualité des eaux et de sélectionner les points de suivi. Elle a débuté en 2026.

Carte des infrastructures de traitement des eaux issues des travaux miniers avec les points de prélèvement du suivi de la qualité des eaux
Carte des infrastructures de traitement des eaux issues des travaux miniers avec les points de prélèvement du suivi de la qualité des eaux

Les études environnementales ne constituent pas une étape administrative. Elles sont un outil d’aide à la décision qui permet d’adapter en permanence les travaux aux caractéristiques du territoire. Elles seront mises à jour au fur et à mesure de l’avancement des recherches afin d’intégrer les nouvelles connaissances acquises.