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Chessy & la Brévenne

L’histoire minière, la géologie et les caractéristiques du territoire au cœur du projet Brévenne.

Histoire & territoire

Une région marquée par une longue histoire minière

La région de Chessy et de la Brévenne entretient un lien ancien avec l’activité minière. Son sous-sol, exploité de façon discontinue depuis le Moyen Âge, a fait l’objet de nombreuses campagnes de recherche et d’exploitation au fil des siècles.

Cette histoire et les connaissances géologiques accumulées constituent le point de départ des travaux menés aujourd’hui par CEB.

Puits de mine dans la Brévenne
Puits de mine dans la Brévenne
Affleurement de Pyrite massive
Affleurement de Pyrite massive
L’histoire minière de Chessy

Chessy, une activité minière connue depuis le Moyen Âge

D’après les travaux de Frédéric Gaudry, 2019

1440 - 1460

Jacques Cœur lance l'exploitation de Chassieu avec les frères Baronnat. 630 kg de cuivre produit.

1440-1460 Jacques Coeur
1630 - 1680

Nouvelle phase d'exploitation, présence de nombreux suisses, allemands et lorrains.
Expertise dans l'extraction, la métallurgie et la géothermie souterraine.

1630-1680 expertise extraction
1684 - 1747

Louis XIV fait don des mines de Chessy à Gaspard de Mornieu de Grammont, capitaine d'infanterie. 400 kg de cuivre par an.

1684-1747 louis XIV
1748 - 1768

Construction d'une fonderie qui permet le traitement de 500 kg de cuivre noir.
70 ouvriers et 28 brouettes sortent de la mine tous les jours.

1748-1768 construction fonderie
1782 - 1789

Relance d'exploitation avec 180 à 200 personnes, revenu de la mine évalué à 25 000 livres. 40 à 60 tonnes de cuivre.

1782-1789 relance exploitation
1810 - 1830

Epuisement des anciens filons. Découverte de la mine bleue, 40 tonnes de minerai par jour. Plus de 4000 tonnes de cuivre en 20 ans.

De 1810 à 1830, découverte de la mine bleue
1840 - 1870

Claude Marius Perret invente un procédé de traitement des sulfures et reprend l'exploitation des mines de Chessy et Sain Bel. Naissance de la "Vallée de la Chimie". Le zinc n’aura jamais été récupéré.

1840-1870 Claude Marius Perret
1870 - 1950

Rachat des mines par le groupe Saint-Gobain, exploitation des pyrites avec un record de 320 000 tonnes extrait en 1903. Extraction de 13,5 millions de tonnes sur cette période.

1870-1950 Groupe Saint Gobain
1960 - 2000

Campagne de prospection du BRGM dans les séries de la Brévenne. Recherche centrée sur Chessy en 1980. Ressources d'environ 5,8 millions de tonnes de minerai.

1960-2000 BRGM
2023 - Juillet 2024

Dépôt et instruction par l’administration compétente du permis d’exploration de CEB.

2023 CEB
Juillet 2024 - Juillet 2029

Étude et caractérisation de la minéralisation de la région de Chessy à travers des programmes d’exploration, ainsi que la réalisation d’un état des lieux environnemental.

L’histoire géologique de la Brévenne

Une région étudiée depuis longtemps pour son potentiel géologique

Le sous-sol de la région de la Brévenne présente une géologie complexe et riche en minéralisations métalliques, notamment en cuivre et en zinc. Ces particularités géologiques sont connues depuis longtemps et ont conduit à différentes campagnes d’exploration au fil du temps.

Une histoire géologique vieille de plus de 350 millions d’années

Il y a plus de 350 millions d’années (Dévonien), la région de la Brévenne se situait dans un environnement sous-marin marqué par une intense activité volcanique. 

À cette époque, des épisodes de formation et d’ouverture de bassins océaniques ont favorisé la mise en place de systèmes hydrothermaux riches en métaux.

Des systèmes hydrothermaux comparables aux « fumeurs noirs »

Dans ce contexte, l’eau de mer circulait à travers des structures volcaniques et tectoniques (failles, zones fracturées), où elle était réchauffée au contact de roches chaudes liées à l’activité volcanique.

En se réchauffant, cette eau se chargeait en métaux (cuivre, zinc, soufre), puis remontait vers le fond océanique sous forme de fluides hydrothermaux, dans des systèmes comparables aux « fumeurs noirs » observés aujourd’hui dans les océans.

La formation de la minéralisation de Chessy

Au contact de l’eau de mer froide, ces fluides hydrothermaux chauds ont provoqué la précipitation de minéraux riches en métaux, formant des amas polymétalliques appelés sulfures massifs volcanogènes (VMS). Ce sont des concentrations de minéraux sulfurés formées dans d’anciens environnements volcaniques sous-marins.

Le gisement historique de Chessy appartient à cette famille géologique. Il se caractérise par une minéralisation dominée par le cuivre et le zinc, associée à des sulfures (notamment chalcopyrite, sphalérite et pyrite) ainsi qu’à la présence de barytine, qui fait partie intégrante du système.

Dépôts de sulfures massifs volcanogènes (VMS)
Dépôts de sulfures massifs volcanogènes (VMS)
Source : Geology Science, « Dépôts de sulfures massifs volcanogènes (VMS) », Mahmut MAT, mise à jour du 23 avril 2023.

Un système géologique régional : Chessy et Sain-Bel

Ce système hydrothermal s’étend à l’échelle de la région de la Brévenne, où plusieurs gisements se sont formés. Les sites de Chessy (cuivre-zinc) et de Sain-Bel (pyrite), près de Saint-Pierre-la-Palud, en sont deux exemples représentatifs.

Ces gisements témoignent d’un même épisode volcanique ancien et d’un système hydrothermal régional.

Une géologie modifiée au fil du temps mais toujours compréhensible

Au cours de millions d’années, ces gisements ont été enfouis, déformés par les mouvements tectoniques liés à la formation du Massif central, et partiellement remaniés par l’érosion.

Malgré ces transformations, les travaux géologiques permettent aujourd’hui de reconstituer les environnements de dépôt favorables et d’orienter les recherches.